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Une histoire d'Amour au Moyen-Âge et des Dieux qui s'invitent ...
Quand un ancien volcan réveille une légende ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L'âme sœur.

À l'origine, un ménestrel et une tisserande.
Cet épisode de l'histoire médiévale se déroule
dans une petite bourgade haut-perchée, "Moriat",
sous le règne de Jean II Le Bon, Roi de France.
Ysabel file à quenouille, carde et tisse la laine
pour tout le village et même au delà.
C'est dire si elle connaît bien les secrets du rouet.
Ce sont chaudes chasubles, capes et pèlerines
qui naissent des ses doigts graciles et agiles.
Benoît quant à lui chantonne au château
en sonnets et quatrains, au bien-aise de la cour.
Virtuose au dulcimer, sans pareil à la cithare
il mendigote tantôt sur la place du marché
et enchante la taverne les soirs de fête.
Enfants, ils étaient toujours fourrés ensemble
usant leurs ardoises, craies et fonds de culotte
sur les mêmes bancs d'une école encore balbutiante.
Benoît, doué pour le dessin aimait à croquer
le maître, un moine bénédictin à robe de bure
et cordelière de chanvre en guise de ceinture.
C'est l'âge des chaudrons aux brouets éternels
et des saintes écritures imprimés en gothique.
Un matin de juin, tous deux partent, besace à l'épaule,
vers le Nord, vers ces anciens volcans
qui alimentent l'imaginaire auvergnat.
Après s'être enfoncés dans la forêt profonde,
au détour d'un rocher décroché de la pente
ils découvrent, cachée sous un rideau de lierre,
l'entrée d'un tunnel creusé dans le granite.
Une sorte de grotte aux murs maçonnés.
Ysabel piquée par la curiosité s'avance dans l'ombre ...
À l'instant de franchir le seuil, Benoît, hésitant
prendra sa main comme pour se donner courage.
Là commence l'histoire telle qu'elle fut retranscrite
par "Jean de Mirecourt" avant que l'église ne la censure.
Devant eux, un escalier descend raide, sans paliers
et se noie peu à peu dans l'obscurité casse-cou.
Plus loin, rangés à l'angle d'une marche
trois lanternes oubliées qui feront bien l'affaire.
Fermez les yeux cinq secondes...
En bas de mille marches s'ouvre alors à leurs yeux ébahis
une vaste cathédrale sous-terraine toute en pierre de lave.
Les hauts murs sont taillés dans la roche volcanique,
le sol est jonché de poussière, les pas crissent dans le silence...

 

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Le sol est jonché de poussière, les pas crissent dans le silence...
Voilà un pan de l'histoire propice aux grands frissons.
La pâle lumière des flammèches suffit à éclairer
tout un sanctuaire, des bancs jusqu'aux voûtes
qui se croisent l'une et l'autre dans les étages.
L'écho de leurs murmures se perd dans le lointain
là où se mélangent l'air, la nuit et le silence.
Les portes latérales aux serrures arrachées
s'ouvrent sur d'autres édifices, en cascade,
comme une enfilade d'églises et de chapelles
et ce, jusqu'où les pas peuvent mener...
Quelques vitraux de nacre et de micas
renvoient à la ronde les reflets de leurs flammes
comme des scintillements d'eau par grand clair de lune.
Niches et alcôves sont habitées de statues.
Ici une papesse sanctifiée à l'étole poreuse
là des anges érodés aux ailes déployées.
De cryptes en cloîtres, chandelle à bout de bras,
à la fois bouche bée et saisis de stupeur,
ils vont et viennent comme deux âmes errantes.
Sur le coin d'un autel encore dressé pour le culte
quelque chose de brillant attire leur regard.
Une boîte oblongue en argent ciselé, gravée à leur noms
les fait reculer d'un pas et encore sursauter d'effroi
quand une voix se fait entendre juste derrière eux.
La femme se présente comme étant "Aphrodite"
déesse de l'amour venue du fond des âges
en ces lieux mystérieux et improbables
pour leur confier à l'instant l'étonnant instrument.
En quelques claquement de doigts,
elle allume bougies et lustres suspendus
illuminant ainsi le décor d'une lumière dorée.
Aphrodite dit en s'avançant vers eux
que ce bois magique est sortilège d'amour.
Que l'un touche l'autre du bout de la baguette
et le charme fera d'eux des amoureux transis
que même la mort ne pourra séparer...
Cet endroit, ajoute-t-elle, se trouve en dehors du temps
et placé sous la protection des gardiens de l'Olympe.
Nul n'y entre sans être invité, nul ne connaît l'issue,
nul ne soupçonne sa présence que par des fables,
d'anciennes légendes effacées des mémoires...
De retour au village, ils garderont le secret.
Le rocher reprendra sa place de porte du temple
et trois chandeliers attendent dans l'escalier...
Pour conclure sur un petit clin d'œil,
le lendemain sur la place aux trois fontaines
ils annonceront leurs prochaines épousailles.
Et comme le veut la coutume dans les contes de fées,
ils vécurent heureux et eurent flopée d'enfants.

Âme : éclat de marcassite
Arcane magique et fer magnétique.

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